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Comment fonctionne le Strike Score : les 6 facteurs derrière chaque note

Le Strike Score est un chiffre unique de 0 à 100 qui note le surf sur un spot précis, un jour précis. Il repose sur six facteurs pondérés : taille de la houle, période, direction, vent, marée et un ajustement historique propre à chaque spot. Voici exactement comment nous pesons chacun d’eux, pour que vous sachiez ce que signifie ce chiffre avant de lui faire confiance.

Nous ne notons pas l’océan en général : nous notons votre spot par rapport à ses propres meilleures conditions. Une houle de deux mètres parfaite pour un reef costaud fermerait une pointe tranquille, donc chaque facteur ci-dessous est évalué par rapport à ce dont ce spot précis a besoin pour s’allumer. Les voici, dans l’ordre où ils font bouger le chiffre.

1. La taille de la houle

La taille fixe le plafond. Nous la notons par rapport à la plage utile du spot, pas en termes absolus : un spot qui s’allume à un mètre ne gagne rien à quatre, il perd des points parce que ça ferme. Une fois que la taille a décidé du potentiel de la journée, les cinq autres facteurs décident de la part de ce potentiel que vous touchez vraiment.

2. La période de la houle

La période dit combien d’énergie la houle transporte. Une houle de fond de 13 secondes et plus casse avec puissance et ordre ; une mer de vent de courte période casse molle et désordonnée. Deux houles de hauteur identique peuvent scorer à des années-lumière l’une de l’autre une fois la période prise en compte : c’est pour cela que les prévisions qui ne regardent que la hauteur trompent si souvent. Plus c’est long mieux c’est, jusqu’au point où la vague dépasse ce que le spot encaisse.

3. La direction de la houle

Chaque spot a sa fenêtre de houle : la bande de directions qui l’atteignent vraiment et l’allument. Nous comparons la direction prévue à l’optimum de chaque spot et retirons des points quand l’énergie arrive de biais. C’est la première raison pour laquelle deux spots voisins peuvent afficher 90 et 40 sur la même houle.

4. Le vent

Le vent décide si une bonne houle arrive propre ou saccagée. Un offshore léger lisse et creuse la paroi et score bien ; l’onshore l’émiette et score mal. La vitesse compte aussi, et la tolérance dépend du spot : un slab abrité se décompose au-dessus de 25 km/h, un reef tient jusqu’à 35 environ, et une plage ou une pointe exposée encaisse jusqu’à 40 avant que même l’offshore ne fripe la surface.

5. La marée

Beaucoup de spots ne fonctionnent que sur une tranche précise de la marée. Nous croisons la marée prévue avec la fenêtre connue de chaque spot : une journée à la houle et au vent parfaits perd quand même des points si la marée va éteindre la vague pendant que vous êtes à l’eau.

6. L’ajustement historique par spot

Enfin, nous corrigeons selon le comportement réel de chaque spot. Les données brutes des modèles océaniques ne voient ni la bathymétrie locale, ni la réfraction, ni les petites manies qui font les vraies vagues : cet ajustement rapproche la note de ce que le spot produit réellement plutôt que de ce que les chiffres prédisent en théorie. Il intègre aussi l’historique récent du vent, parce que deux journées propres après une semaine d’onshore laissent le banc de sable en meilleur état que ne le suggère la prévision du jour.

Pourquoi le haut de l’échelle est difficile à atteindre, volontairement

L’échelle n’est pas linéaire en haut. Nous compressons la bande 85-100 à dessein, pour que seule une journée réellement irréprochable dépasse 95. C’est pourquoi une note Épique est rare et digne de confiance. L’échelle complète : Épique (95 à 100), Ça envoie (80 à 94), Bon (65 à 79), Correct (45 à 64) et Faible (0 à 44). Quand vous voyez 85, vous regardez une vraie journée, pas un chiffre généreux.

Ce que le Strike Score ne peut pas vous dire

Une méthodologie honnête nomme aussi ses angles morts. Quatre choses que le Strike Score ne voit pas :

Les bancs de sable. Un beach break peut être de classe mondiale un mois et fermer sans arrêt le suivant. La note suppose que le spot fonctionne structurellement ; elle ne voit pas le sable.

Le monde à l’eau. Un spot à 90+ signifie que tout le monde le sait aussi. Un spot isolé peut scorer plus bas et offrir une meilleure session réelle.

La connaissance locale. Le chiffre vous dit que les conditions sont alignées, pas vers quel pic ramer, où passe le courant, ni que l’embouchure fait un backwash bizarre à marée haute.

La prévision lointaine. La précision se dégrade avec le temps : les jours 1 à 3 sont solides, les jours 4 à 6 donnent une tendance, au-delà du jour 7 c’est de la spéculation. Ne réservez pas de vols sur la seule note du jour 8 : attendez qu’elle se confirme.

Prenez la note comme le coup d’envoi, pas comme tout votre plan de course. Quand elle dit que les conditions sont alignées, recoupez avec un report local et allez-y.

Pourquoi la méthodologie compte

Une note vaut ce que vaut le raisonnement derrière. En notant chaque spot par rapport à ses propres conditions idéales et en corrigeant selon son comportement réel, le Strike Score vous donne un chiffre sur lequel agir, plutôt qu’une lecture de hauteur de vague déguisée en conseil. Ouvrez n’importe quel spot, touchez la note et vous verrez les facteurs qui l’ont produite.

Envie de le voir en direct ? Regardez où ça envoie en ce moment, ou lisez ce qu’est la houle de fond et pourquoi la période pèse si lourd dans la note.

FAQ

Qu’est-ce que le Strike Score ?

Un chiffre unique de 0 à 100 qui note le surf sur un spot précis un jour précis, calculé à partir de six facteurs pondérés.

Quels facteurs le Strike Score utilise-t-il ?

Taille de la houle, période, direction, vent, marée et un ajustement historique propre à chaque spot, qui corrige selon son comportement réel.

Pourquoi deux spots voisins reçoivent-ils des notes différentes ?

Surtout à cause de la direction de la houle. Chaque spot a sa propre fenêtre, donc l’énergie qui allume un spot peut arriver de biais sur le voisin et décevoir.

Le Strike Score ne mesure-t-il que la hauteur des vagues ?

Non. La hauteur fixe le plafond, mais la période, la direction, le vent et la marée décident de la part de ce potentiel qui se réalise. C’est pourquoi les prévisions qui ne regardent que la hauteur ne sont pas fiables.

Que ne prend pas en compte le Strike Score ?

La qualité des bancs de sable, le monde à l’eau et la connaissance locale, comme le pic vers lequel ramer. Il perd aussi en fiabilité au-delà du jour 6 de prévision : prenez les notes lointaines comme un signal d’alerte, pas comme un signal de réservation.

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